La dernière fois, je vous ai parlé du début de notre parcours et du doute autour d’un possible HPI pour Petit Guerrier. La psychologue nous avait dit qu’il fallait prévoir une séance par semaine. Enfin une validation et Petit Guerrier est ravi d’avoir quelqu’un à qui se confier. Je propose que mon conjoint vienne lors du prochain rendez-vous car il pense que son fils est juste colérique. Elle valide avec entrain. Je suis contente, mon mari va enfin pouvoir entendre de la bouche d’un professionnel qu’il y a vraiment quelque chose d’atypique chez notre garçon et surtout nous allons enfin recevoir de l’aide !

La douche froide

La semaine suivante, on se rend au rendez vous comme convenu. Pendant un petit quart d’heure, mon mari se présente et on reprend les grandes lignes mais très rapidement, cette dame nous annonce, qu’il n’y a pas besoin de suivi pour Petit Guerrier, il faudrait seulement envisager de lui lui faire passer un test de QI plus tard. Elle nous annonce sans plus tarder que nous pouvons partir et qu’il n’y a pas besoin de payer la séance 😳.

Colère et culpabilité

Je suis littéralement sous le choc. Je ne comprends pas ce changement soudain et je n’ai pas vraiment le temps de m’en préoccuper. Petit Guerrier part au fond de la pièce en larmes. La psychologue paraît étonnée, elle ne comprends pas la tristesse de mon fils. Je parviens à lui lâcher :  » il pleure parce que vous aviez dit que vous allez l’aider et vous deviez faire une séance avec lui ! « .

Visiblement gênée, elle finit par faire « l’effort » de le prendre 5 minutes seul pour « tenir sa promesse ». Je paye malgré tout la séance, je ne veux rien devoir à cette femme. Mon mari ne comprends pas pourquoi je l’ai fait venir à se rendez-vous. De mon côté, j’oscille entre la colère et la culpabilité. Qu’ai je pu dire pendant ces 15 minutes qui l’a fait changé d’avis ? Avait-elle déjà changé d’avis avant ? Ai je compromis la prise en charge de mon fils ?

Une confiance brisée

La suite fut aussi difficile pour Petit Guerrier. Il était en colère et a appelé cette femme « la menteuse » pendant longtemps. Cela a aussi compliqué nos rendez-vous suivant. Petit Guerrier a mis du temps à pouvoir à nouveau faire confiance à un thérapeute 😔.

Il m’a souvent reparlé de cette femme en me demandant s’il avait fait quelque chose de mal 😢. Comment peut on se dire psychologue et se comporter ainsi ?

Une recherche interminable et une situation qui s’aggrave

Nous avons rencontré d’autres psychologues et il a fallut attendre les 6 ans de Petit Guerrier pour enfin trouver le bon … J’ai été choqué du manque de professionnalisme que j’ai trop souvent rencontré. Entre ceux qui ne voulait pas entendre mes inquiétudes sur l’autisme sous prétexte que je travaillais en pédopsychiatrie ou ceux qui n’ont pas su faire leur travail … Une psychologue m’a un jour dit qu’elle ne voyait pas l’intérêt de continuer les séances car elle pensait que j’avais les capacités de les faire moi même 😱 ! Sauf que, Madame, je suis sa mère, pas sa thérapeute !

Il y a eu beaucoup de déception mais heureusement, nous avons aussi croisés de merveilleux professionnels.

Outre le psychologue, j’ai consulté une psychométricienne et pour cela mon travail m’a été utile car c’est une collègue qui a fait les bilans de Petit Guerrier. M’évitant ainsi 6 mois minimum de liste d’attente … 🙄

Les années qui suivirent ce premier rendez-vous furent éprouvantes. Petit Guerrier allait de plus en plus mal. Je me sentais si démunie, si impuissante. La relation avec mon fils était difficile et j’avais l’impression que nous ne cessions de nous éloigner l’un de l’autre 😢.

Enfin des réponses ?

Lorsque Petit Guerrier à eu 5 ans et demi, il a finalement passé un test de QI. On m’avait dit que l’idéal serait d’attendre ses 6 ans mais les difficultés à la maison et à l’école étaient telles que la psychologue a préféré ne pas attendre.

Le résultat de ce test fut à la fois surprenant mais il nous a aussi appris des informations déterminantes pour la suite ! Je pensai que ce test signerai la fin du parcours alors qu’en réalité ce ne fut que la première pièce du puzzle …

Posted in

Laisser un commentaire